Eddie vs Otto, des petits biplans vite construits…

L’inspiration

L’objectif au départ est de se fabriquer de petits avions vite faits, pas chers, qui nous permettent de s’amuser soit à du vol « en formation », soit carrément à la chasse à la banderole.

L’inspiration définitive est venue du fameux site des jivaros, une mine d’idées pour ceux qui veulent construire.

Ces petits modèles sont tous faits sur la même base, il suffit d’adapter un peu soit les empennages, soit la cabane, la forme des ailes, et bien sûr la déco, pour arriver à une flotte de petits avions remuants, tous pareils mais tous différents…

Bien sûr, il nous faudra quelques journées sans vent, ou avec un souffle léger, mais l’hiver est propice à ce genre de journées froides, ensoleillées et calmes… alors à vos cutters!!!

Avec Pierre-Xavier, on en a fabriqué un chacun:

Et on s’amuse vraiment bien en vol:

On s’y croirait!

Une petite vidéo:

Biplans en action!

J’en avais fabriqué un autre qui est mort de sa belle mort 🙂

fokker aux couleurs du brésil

La page du site détaillant le modèle de base est ici:

https://jivaro-models.org/eddie_vs_otto/page_eddie_vs_otto.html

Les caractéristiques de départ

c’est un modèle 2 axes profondeur/direction.

  • Envergure : 60 cm environ
  • Longueur : 62 cm environ
  • Profil : Planche
  • Surface : 24 dm² environ
  • Masse : 320 à 400 g
  • Charge alaire : 13 à 17 g/dm²

Equipements

  • Moteurs : 35 à 50 g
  • Contrôleur : 10 à 20 A BEC
  • Hélice : 7’’x5’’ à 8’’x5’’
  • Pack prop : Lipo 3S 800 à 1000 mAh
  • Servos : 2x 6 à 20 g
  • Radio : 4 voies

Réglages

  • Centrage : 28 mm du bord d’attaque de l’aile basse
  • Tangage : + 20 mm, – 20 mm
  • Lacet : 25 mm de chaque côté
  • Trimer la profondeur à cabrer de 5 mm vers le haut puis ajuster en vol

Le plan

Le plan est téléchargeable ici directement, 12 feuilles A4 à coller entre elles pour avoir le plan entier à l’échelle:
eddie_vs_otto_plan_a4-tile

ou si certains préfèrent et peuvent imprimer sur une seule page en A0:
eddie_vs_otto_plan_full

Le matériel

Chacun puisera dans ses stocks afin de s’approcher au mieux des caractéristiques présentées plus haut.

Le matériel présenté ci-dessous fonctionne parfaitement avec ce modèle, il est donné à titre d’exemple uniquement.

Le dépron:

ou assimilé (polystyrène extrudé) s’achète dans les magasins de bricolage.

Sans vouloir leur faire de la pub et juste pour l’exemple, moi j’ai acheté chez casto la marque Diall.2

Il existe plusieurs épaisseurs, prendre du 6mm pour ce modèle (même si sur l’image exemple il s’agit de 3mm)

Les plaques font 80x60cm et sont donc faciles à transporter.

La colle:

j’utilise pour le dépron de la uhu por qui ne dissout pas cette matière. Elle s’utilise principalement comme une colle contact.

On encolle les deux côtés, on les joint puis on les décolle, on attend une petite minute et déjà quand on les rassemble ça tient très bien.

La colle uhu por pour le dépron

On peut utiliser de la cyano, si on en trouve qui ne fond pas le dépron (rare).

J’en ai utilisé pour coller mes charnières, en fait ça a fait fondre le dépron autour et ça n’a finalement pas tenu… à vous de voir donc.

En général, éviter les colles à solvant… faites des essais avant tout montage définitif… et si vous trouvez une colle miracle, partagez 🙂 la uhu por est assez chère quand même.

Le moteur:

Mon moteur est un Turnigy D2822-17:

  • I max constructeur: 10A
  • W max constructeur: 102W
  • Voltage: 7.2v~11.1v (2s~3s)
  • Kv: 1100rpm/V
  • Dimension: 22mm x 28mm
  • Poids: 38g
  • Traction estimée: 520g

L’hélice:

Mon hélice est une 8×6 qui va parfaitement avec ce moteur, elle ne tire pas plus de 9A mesurés au banc.
Il est important de bien vérifier que l’hélice choisie ne tire pas plus de courant que le moteur ou l’ESC ne sont capable d’en supporter!

Le contrôleur:

Le contrôleur est un 12A de chez Turnigy, un peu raffistolé mais qui fonctionne

Le récepteur:

Minimum 3 voies (prof/dir et gaz), chacun trouvera son bonheur dans ses tiroirs, compatible avec sa radio…

Les servos:

Des HXT500 Micro Servo 1.2kg / 0.10sec / 5g suffisent largement.

L’accu:

Des 3S 1000 vont très bien, durée de vol environ 5mn voire 6mm à mi-gaz

Les guignols:

Les guignols sont découpés dans de vieilles cartes bleues ou équivalent, c’est assez solide pour cette utilisation, et on perce le trou juste au bon diamètre des tiges de commandes pour éviter tout jeu…

Celui-là est un peu mal fait, un trou un peu grand, pas dans l’axe de la gouverne, du jeu et de l’imprécision, mais bon, pour ce genre d’avion c’est négligeable:

Après, chacun là encore fera selon ses habitudes… pensez léger tout de même…

Les roues:

j’ai pris ce que j’avais sous la main, d’anciennes roues d’un biplan gemini de multiplex qui est mort et enterré…

Un autre exemple, des roues en bois sur lesquelles j’avais collé de la chambre à air:

Le train d’atterrissage:

De la corde à piano mise en forme, c’est tout.

Fixation par pincement et vis:

fixation avec des rizlan:

les efforts ne sont pas importants sur ce train de toute façon…

Les charnières:

Elles sont découpées dans de la disquette, les plus vieux s’en souviennent, la partie marron à l’intérieur… c’est solide et pas cher…

Pour les autres, utilisez du blender, ou faites comme vous avez l’habitude, au plus simple…

Sur l’image suivante on voit les deux, les charnières disquettes collées à la super glue n’ayant pas tenues (1) et scotch blender (2)

Les haubans:

Ils sont faits dans des chutes de jonc carbones de récupération, mais j’utilise aussi des pics à brochette en bois qui vont très bien.

Le capot moteur:

Il est fait en impression 3D, j’avais fait quelques essais et il me restait un capot, qui va pile-poil…

On peut sinon utiliser des bouteilles en plastique pour découper le capot, ça va très bien aussi.

La fixation est faite avec du velcro pour moi, mais on peut visser dans le couple moteur, ou toute autre technique…

La roulette de queue:

Elle est faite dans du dépron, sur lequel on colle un renfort en plastique (on verra plus loin ce que c’est)

Ou alors du bois (bâton de glace, touillette à café, etc):

Les cocardes:

j’ai imprimé des cocardes sur du simple papier tout bête, puis je les ai collées de partout.

Il est possible aussi de se faire découper des autocollants, comme pour les belles cocardes de Pierre:

Le pilote:

À chacun le sien 🙂

Imprimé sur du papier, face A face B, découpé dans du dépron, puis on colle le papier sur le dépron et c’est parfait.

téléchargez ci dessous l’image de ce pilote, face A et face B, pour avoir un exemple à l’échelle:

La construction

L’idéal est de bien lire et suivre la présentation de la construction faite sur le site des jivaros, elle est très bien faite et bien plus précise que la mienne:

https://jivaro-models.org/eddie_vs_otto/page_eddie_vs_otto.html

Ici je ne donne que les grandes étapes et quelques techniques personnelles, sans plus.

Voilà comment je fais, mais chacun aura ses petites habitudes et fera comme il sait faire.

Je n’ai pas pris beaucoup de photos lors de cette construction…

Alors d’abord, je découpe les différentes parties du plan, et je les pose sur le dépron. Je les fais tenir avec soit des épingles, soit des poids…

Je coupe ensuite au cutter, il faut une lame bien aiguisée sinon le dépron se coupe mal. Quand c’est droit, j’utilise la règle c’est mieux, sinon doucement je suis les formes.

Ensuite c’est l’assemblage…

Les flancs sont d’abord renforcés avec le plastique qui sert à cercler les palettes, c’est efficace:

c’est la même chose (en vert) qui est collée sous la « roulette de queue » plus haut… (on peut même l’utiliser pour faire les charnières, avec un petit coup de cutter pour affaiblir un peu l’axe de la charnière, sans couper bien sûr)

Les couples sont mis en place, collés:

j’ai renforcé le couple du milieu avec une sorte de grillage en plastique que j’ai en stock, mais ça n’est pas forcément utile…

Les gouvernes sont reliées avec les charnières en disquette, aux empennages:

La construction peut avancer assez vite en fait.

Les flancs sont joints, puis les empennages sont collés bien d’équerre etc… d’abord le stab puis ensuite la dérive.

Le plan peut être adapté, la forme des empennages par exemple peut varier selon votre inspiration, ou selon un modèle qu’on cherche à reproduire (moi c’est l’albatros).
l’écart entre les ailes peut être réduit, il y en a même qui font des triplans, avis aux amateurs 🙂

Le support moteur est découpé dans du CTP, puis collé à l’epoxy:

Le train est fixé sur une plaque de CTP aussi:

On complète en refermant le fuselage, en laissant bien sûr une ouverture pour glisser l’accu.

On fait sa platine radio comme on en a l’habitude, les servos sont fixés dessus, soit dans le fuselage, soit à l’arrière comme ici:

Puis on peut fermer tout le fuselage.

Les ailes sont collées au bon dièdre.
Pour ce faire, Pierre-Xavier a construit un gabarit au bon angle, hyper pratique pour caler tout ça correctement du premier coup! Franchement, je vous le recommande:

La gabarit de Pierre-Xavier qui permet de coller les ailes au bon dièdre, sans effort !

Puis elles sont fixées au fuselage via la cabane.

Et voilà, restera la déco, le renforcement des ailes avec des haubans, indispensables lors de manœuvres un peu musclées…

Et le voilà impatient de prendre son envol:

Alors, tous prêts pour refaire l’histoire de Satanas et Diabolo???

Texte: Xavier C. 
Photos: Xavier C et Pierre-Xavier O.

2 Responses

  1. Jean-Sébastien A.

    Génial !
    Merci Xavier et Pierre pour cet article.
    Bientôt une escadrille complète au CAMS pour partir à la chasse au Zéphyrin.

  2. Pierre-Xavier OSDOIT

    Information importante :
    Ces avions sont des « deux axes », c’est à dire qu’ils n’ont pas d’ailerons. Vous pouvez en mettre si vous voulez, mais vu qu’ils sont destinés à faire de la chasse à la banderole, le but est de construire … pas cher !
    Cela étant dit, pour qu’un « deux axes » puisse tourner facilement, il est ABSOLUMENT NECESSAIRE de mettre du dièdre aux ailes. C’est le seul moyen d’avoir l’effet secondaire qu’on appelle le roulis induit. Sinon, votre avion tournera à plat et sera très peu manoeuvrant. Alors, sacrifions l’esthétique pour privilégier la manoeuvrabilité… mettons du dièdre !

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